F.A.Q (Foire aux questions)

Quelle est la différence entre la médecine conventionnelle et la médecine fonctionnelle ?

La médecine conventionnelle, pratiquée en cabinet et à l’hôpital, est essentielle pour diagnostiquer et traiter rapidement les maladies aiguës, les urgences et les situations graves grâce à des protocoles scientifiquement validés.
La médecine fonctionnelle adopte une approche globale et personnalisée, en recherchant les causes profondes des déséquilibres et en tenant compte du mode de vie afin d’améliorer durablement la santé, notamment dans les troubles chroniques.
Ces deux approches sont complémentaires : la première agit efficacement en phase aiguë, tandis que la seconde aide à prévenir les récidives et à optimiser la santé à long terme.

Comment se déroule une consultation et un suivi en médecine fonctionnelle ?

Une consultation en médecine fonctionnelle est plus longue et approfondie qu’une consultation classique, car elle vise à identifier les causes des déséquilibres en analysant l’histoire de santé, le mode de vie et l’environnement du patient. Des examens complémentaires peuvent être proposés pour détecter d’éventuelles carences ou inflammations.
Un plan personnalisé est ensuite mis en place, incluant des ajustements alimentaires, des conseils en hygiène de vie, en gestion du stress ou en activité physique, en complément si nécessaire d’un traitement conventionnel.
Le suivi régulier permet d’évaluer les progrès, d’adapter les recommandations et d’impliquer activement le patient, avec pour objectif une amélioration durable et la prévention des récidives.

Quelle est la différence entre une consultation classique en diététique et une consultation de nutrition fonctionnelle et micronutritionnelle ?

La consultation classique en diététique vise surtout à améliorer l’alimentation pour répondre à un objectif précis (poids, diabète, cholestérol, troubles digestifs simples), en travaillant sur les habitudes alimentaires, les portions et l’équilibre des macronutriments.
La nutrition fonctionnelle et micronutritionnelle adopte une approche plus globale et individualisée, en recherchant les déséquilibres biologiques sous-jacents (inflammation, microbiote, troubles hormonaux, stress oxydatif, carences).
Elle peut s’appuyer sur des bilans ciblés et inclure des ajustements alimentaires précis ainsi qu’une complémentation adaptée.
Ainsi, la diététique classique agit surtout sur l’équilibre nutritionnel visible, tandis que l’approche fonctionnelle vise l’optimisation globale de l’organisme.
Les deux sont complémentaires dans une prise en charge de santé globale.

Pourquoi m'adresser à un diététicien agréé par le SPF santé plutot qu'à des nutritionnistes ou des coachs en nutrition ?

Consulter un diététicien agréé par le SPF Santé publique en Belgique garantit une formation scientifique reconnue, un cadre légal strict et une prise en charge sécurisée. Le titre étant protégé, ces professionnels disposent de compétences solides en nutrition clinique et respectent des obligations déontologiques et de formation continue.
À l’inverse, les titres de nutritionniste ou coach en nutrition ne sont pas légalement encadrés, avec des niveaux de formation variables.
Faire appel à un diététicien agréé permet donc de bénéficier d’un accompagnement fiable, adapté aux pathologies, souvent en collaboration avec d’autres professionnels de santé et parfois partiellement remboursé. Cela assure un suivi individualisé fondé sur des données scientifiques.

Les consultations diététiques sont-elles remboursées par l’INAMI ?

En Belgique, les consultations chez un diététicien agréé par l’INAMI peuvent être partiellement ou totalement remboursées, mais uniquement dans certaines situations précises. Par exemple, les séances prescrites dans le cadre d’un trajet de soins pour diabète de type 2 ou un programme pour enfants en surpoids peuvent être prises en charge par l’assurance obligatoire.
En dehors de ces cas, de nombreuses mutualités proposent un remboursement partiel des consultations diététiques via l’assurance complémentaire, parfois même sans prescription médicale, selon des conditions et plafonds annuels.
Il est donc conseillé de contacter sa mutuelle pour connaître les modalités exactes de remboursement.